On entend beaucoup parler de la blockchain. Entre l’explosion des crypto monnaies et le développement des smart contracts, la blockchain est au centre de beaucoup de préoccupations. Blockchain France définit celle-ci comme « une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée et fonctionnant sans organe central de contrôle ». Il est nécessaire de comprendre le caractère distribué de la blockchain : elle est partagée entre l’ensemble de ses utilisateurs permettant à chacun d’en assurer la validité. A cette définition, il est possible d’ajouter celle du mathématicien Jean-Paul Delahaye : il faut, selon lui, s’imaginer « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible ».

Comment fonctionne la blockchain ?

Avec la blockchain, l’ensemble des transactions entre utilisateurs du réseau sont rassemblées en blocs. Ces blocs sont ensuite validés par des nœuds du réseau appelés mineurs. La technique de validation du bloc varie en fonction du type du blockchain. A titre d’exemple, dans le cadre du bitcoin, la technique de validation correspond à une « Proof-Of-Work » résidant dans la résolution de problèmes mathématiques demandant une grande puissance de calcul. Une fois le bloc validé, il est ajouté à la chaine et devient visible par l’ensemble des utilisateurs.

Fonctionnement Blockchain           

Quelles sont les applications de la blockchain ?

 La blockchain dispose d’un potentiel considérable. Outre les crypto monnaies de plus en plus célèbres telles que le Bitcoin ou l’Ethereum, de nombreuses autres applications sont possibles. A titre d’exemple, PWC, la célèbre firme de consulting, publiait récemment un rapport sur les applications de la technologie blockchain aux assurances.

Il est possible de dessiner trois grandes catégories d’utilisation de la blockchain :

  • Utiliser la blockchain comme un registre en assurant une traçabilité parfaite de l’ensemble des produits.
  • Utiliser la blockchain dans le cadre de smart contracts via des programmes qui exécutent automatiquement les termes d’un contrat lorsque les conditions sont réunies sans que l’intervention humaine ne soit nécessaire.
  • Utiliser la blockchain pour le transfert d’actifs pour des titres, des actions, de la monnaie, etc.

Ainsi, les applications de la blockchain sont extrêmement diverses et présentent un potentiel particulièrement intéressant. Que ce soit pour les assurances, la supply chain, les banques, l’immobilier, l’énergie, le vote et encore de nombreux autres secteurs, la blockchain révolutionne les usages. Les promesses de la naissance de systèmes informatiques distribués nous invitent donc à envisager une transformation profonde de nos modèles économiques. La blockchain soulève toutefois certaines interrogations en termes de gouvernance comme en témoigne la récente position de Pékin sur le Bitcoin.