Catégorie : Dématérialisation

Publicité : facebook va plus loin dans son ciblage

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Facebook a annoncé le 21 septembre l’introduction de nouveaux outils afin de séduire encore plus les annonceurs. Le plus grand réseau social du monde dévoile une possibilité toute neuve : cibler des utilisateurs en fonctions des magasins qu’ils visitent.

Si vous avez autorisé Facebook à accéder à la fonction GPS de votre téléphone, la firme se fera désormais une joie de récolter vos données de fréquentation de certaines enseignes. Ainsi, si vous allez dans un magasin, vous serez considéré comme client et l’enseigne pourra vous cibler avec des publicités comme des offres spéciales pour les détenteurs d’une carte de fidélité. On peut imaginer un développement plus global pour des bars par exemple qui pourraient vous faire venir avec des offres spéciales ou de nouvelles offres à leurs menus.

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Le géant de la Silicon Valley met en avant auprès des annonceurs que près de 90% des ventes se réalisent encore dans des magasins physiques. Facebook propose ainsi aux enseignes d’établir un lien encore plus fort avec leurs clients. L’objectif de cette innovation est de pouvoir impacter des clients qui achètent « hors ligne » et de pouvoir interagir avec eux : chose qui était beaucoup moins évident avant l’introduction de cet outil. Ce dernier n’est toutefois disponible que dans une dizaine de pays pour le moment mais devrait se généraliser au fur et à mesure des développements à venir.

Facebook met en avant l’exemple de la chaine KFC qui utilise cette possibilité aux Etats Unis. Steve Kelly, le directeur média et digital de KFC aux Etats Unis, affirme ainsi que le cout par visite pour certaines campagnes se situe entre 0,50 et 2$ : un coût plutôt faible pour un retour sur un investissement élevé.

Pour finir, il convient de souligner qu’il reste possible pour les utilisateurs de facebook de désactiver cette fonction. Il suffit pour cela de se rendre dans le Advertiser Help Center. A noter que cette nouvelle possibilité offerte par Facebook pourrait lui permettre, de réduire son écart de performance avec le numéro un de la publicité en ligne, et son concurrent auprès des annonceurs : Google.

Tout comprendre sur les smart contracts

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Après notre article sur la blockchain, nous vous proposons un nouvel article pour comprendre les smart contracts et leur fonctionnement. Souvent présentés comme les contrats du futur, nous avons essayé de les décrypter et de mettre en lumière les outils qu’ils utilisent. Les smart contracts seraient des contrats complètement informatisés et automatisés : ils pourraient se déclencher sans qu’aucune intervention humaine ne soit nécessaire. Il s’agit d’une des applications les plus disruptives générées par l’apparition de la blockchain.

Smart Contracts

Que sont les smart contracts ?

Les smart contracts sont des programmes auxquels l’ensemble des parties prenantes autorisées ont accès. L’exécution d’un contrat devient donc vérifiable par l’ensemble des parties. Le contrat s’exécute automatiquement une fois les conditions remplies. Par exemple, comme mis en lumière dans un rapport de PWC, le smart contract pourrait être utilisé dans l’assurance : une fois une condition remplie, l’argent à destination de l’assuré est automatiquement débloqué sans qu’aucun expert n’ait à se déplacer. Le smart contract s’illustre dans le fait que les parties prenantes n’ont pas à se faire confiance pour conclure un contrat : c’est le système qui est garant de sa bonne exécution.

En outre, Codius et Ethereum sont les deux projets d’importance qui portent cette nouvelle technologie. L’application de ces contrats pourrait générer d’importants bénéfices pour l’ensemble des acteurs économiques en affaiblissant drastiquement les coûts de transaction, le risque d’erreur, et autres délais. Les smart contracts sont programmés dans un langage appelé Solidity qui pourra faire l’objet d’un prochain article.

Pourquoi les smart contracts sont-ils importants ?

Les smart contracts révolutionnent les transactions et les relations contractuelles. Les contentieux devraient donc être beaucoup moins nombreux grâce à l’application de cette technologie. En 1997, Nick Szabo donnait l’exemple d’un contrat de leasing pour un véhicule : « Si le propriétaire cesse d’effectuer les versements, le smart contract peut invoquer un protocole qui rend automatiquement le contrôle de la clé du véhicule à la banque ». Naturellement, les smart contracts se développent de pair avec la croissance des objets connectés et la digitalisation de l’économie.

Les smart contracts revêtent donc une importance considérable dans la mesure où ils remettent en question jusqu’à l’existence même des services juridiques dans les entreprises. Les smart contracts ont plusieurs caractéristiques qui les rendent particulièrement importants :

  • Ils sont publics et permettent la vérification par l’ensemble des parties de la bonne exécution du contrat.
  • Ils sont sécurisés grâce au protocole chiffré et distribué de la blockchain.
  • Ils sont fiables considérant qu’il est impossible de mettre à mal l’ensemble des ordinateurs participants à la blockchain.
  • Ils sont immuables car les données enregistrées sur la blockchain sont conservées à l’image d’un historique.

Ainsi, l’importance des smart contracts est considérable : ils pourraient transformer en profondeur les relations entretenues par les agents économiques.

contract - blockchain

Où les smart contracts sont-ils utilisables ?

L’intérêt porté aux Smart Contracts par les grandes entreprises se manifeste dans plusieurs secteurs.

Tout d’abord, la Caisse des Dépôts et Consignations a lancé un groupe de travail réunissant des banques, des assureurs et d’autres acteurs de l’économie afin d’envisager le développement et l’application de cette technologie.

Par ailleurs, le domaine de l’assurance est particulièrement intéressé par les smart contracts qui permettraient d’accélérer les transactions et de réduire les coûts et les erreurs. Les smart contracts pourraient aussi permettre d’assurer des personnes qui n’ont pas encore accès à l’assurance aujourd’hui à l’image d’agriculteurs dans les pays en développement.

Les smart contracts pourraient aussi être utilisés dans l’immobilier via la création d’un cadastre infalsifiable rendant la corruption impossible dans certains pays en proie à cette pratique. Pour finir, les smart contracts sont utilisables dans la supply chain en facilitant la gestion des stocks pour les constructeurs par exemple.

 

Ainsi, les smart contracts sont un instrument crucial de l’économie de demain. Toutefois, la question de l’articulation entre ces contrats et les contrats papiers du système juridique actuel se pose et devra être tranchée dans les années à venir.

Dématérialisation des factures.

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Dématérialisation des factures: Mon décodage du texte du cabinet du premier ministre “Peut-on émettre une facture uniquement électronique ?”

“À condition d’être acceptée préalablement par l’acheteur, une facture peut être émise par voie électronique et non sur support papier. Elle tient lieu de facture d’origine.

Jusqu’ici, tout va bien, je pense que tout le monde comprend.

Mais l’authenticité de son origine (par l’identification de l’émetteur) et l’intégrité du contenu (non modifiable) doivent être garanties :

Là, on commence à réfléchir un peu… Authenticité de son origine… Intégrité de son contenu… 

  • soit au moyen d’une signature électronique (par un certificat électronique qualifié)

Ah, on y vient! Une facture peut donc être valable si elle est signée électroniquement (à ne pas confondre avec la signature manuscrite, on m’a déjà fait le coup!). On ne dévoile pas ici le terme technique, mais il se pourrait fortement qu’il s’agisse d’un certificat RGS** (fournit par exemple par Chambersign ou CertEurope) . 

  • soit par la mise en place d’un ou plusieurs contrôles établissant une piste d’audit fiable entre une facture et la livraison de biens ou la prestation de services.

Là, j’ai un peu lutté pour comprendre, mais après quelques recherches, on n’est plus dans la technique, mais dans l’existence de preuves indiquant la réalité de la facture (bons de commandes, bons de livraison, autres documents… A la question: Ces preuves doivent être numériques ou papier pour être valables? Le mystère reste entier.)

  • soit sous la forme d’un message structuré selon une norme sécurisée convenue entre les parties, permettant une lecture par ordinateur et pouvant être traité automatiquement et de manière univoque : progiciel de gestion intégrée (PGI), échange informatisé de données (EDI), format XML, courrier électronique avec un fichier PDF joint, télécopie reçue en version électronique, par exemple.

Dans cette phrase, je comprend (à tort) que le fait de transmettre la facture est suffisant pour prouver l’authenticité et l’intégrité de son contenu.

Ce n’est pas le mode de transmission électronique qui prime (il ne s’agit pas simplement d’une version électronique d’une facture-papier numérisée ou scannée, puis envoyée par courriel), mais le mode de conception de la facture.

Et Paf! Et moi qui pensait avoir tout compris! Si c’était si simple, mais non…  Le mode de conception de la facture prime maintenant sur la transmission. 

Pour qu’une facture soit considérée comme une facture électronique, elle doit être non seulement émise, mais aussi reçue sous format électronique (courrier électronique ou transmission d’un lien sécurisé sur un portail internet), ce qui implique que les systèmes de l’émetteur (fournisseur) et du récepteur (client) soient compatibles et que la preuve de sa réception puisse être apportée.

Pour traduire, je peux donc envoyer une facture PDF en PJ dans un email, mais je dois pouvoir prouver que le destinataire l’a bien reçue. Donc ce système e-mail qui avait l’air si simple dans le paragraphe précédent se complexifie un peu… 

Ce qui est déconcertant dans ce dernier paragraphe, c’est que le fait de prouver la réception de la facture ne répond pas à l’objectif pourtant clairement défini “garantir l’authenticité de son origine (par l’identification de l’émetteur) et l’intégrité du contenu (non modifiable)”. 

Le contenu d’une facture dématérialisée doit correspondre à celui d’une facture-papier comportant strictement les mêmes mentions obligatoires.

Là je pense qu’on a tous compris cette dernière phrase ! 

 

Voilà pour ce petit décodage, qui j’espère va pouvoir servir à des entreprises désireuses de se mettre en règle.